Location-gérance en boulangerie: qui paie quand la DDPP ferme le rideau ?
- 22 avr.
- 1 min de lecture

Le 9 avril 2026, la boulangerie Chez Edwige, rue de Boulainvilliers dans le 16ème arrondissement de Paris, a été fermée administrativement par la Direction Départementale de la Protection des Populations.
Dix jours de fermeture, des travaux en urgence, et une réouverture le 21 avril. Une histoire qui se règle vite en apparence, mais qui soulève une question de fond que tout candidat à la location-gérance devrait se poser avant de signer.
Un modèle d'entrée attractif, mais pas sans risques
Les murs appartiennent aux propriétaires, qui ont confié ce commerce en location-gérance à plusieurs artisans successifs sans jamais rénover l'atelier ni les parties techniques, selon un ex-locataire. Résultat : c'est la gérante actuelle qui a payé les travaux de remise aux normes et subi la perte d'exploitation. « Quand on est locataire-gérant, c'est compliqué d'investir dans des travaux alors qu'on est là que pour une durée limitée », reconnaît-elle.
C'est le paradoxe central du modèle : en cas de fermeture administrative, c'est le locataire-gérant qui est en première ligne, pas le propriétaire des murs.
Trois réflexes avant de signer
Demander le dernier rapport d'inspection DDPP. Vérifier que le contrat précise clairement qui prend en charge les travaux de mise aux normes. Et ne jamais supposer que le propriétaire interviendra spontanément, même quand il le devrait légalement.
La location-gérance reste une porte d'entrée intéressante dans le secteur. Mais un audit sérieux du local avant de s'engager peut éviter bien des mauvaises surprises.
Pour en savoir plus sur la réouverture de la boulangerie, la suite est à lire sur le site du magazine En-Contact. Pour



